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Iceland Airwaves 2016
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dziarf


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Joined: 30 Jun 2013
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PostPosted: Fri 4 Nov - 13:03 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

ICELAND AIRWAVES 2016 DAY 2 - JEUDI 03/11

Après des Noodles à 890 ISK (best rapport qualité prix de la semaine niveau repas), la journée commence au Hlemmur Square, qui du fait de sa situation un peu excentrée présente des prix assez corrects avec notamment une promo durant le festival avec des cannettes de 33cl à 500 ISK (soit 4€ et vu les tarifs du coin c'est vraiment vraiment chouette). Mis à part ces considérations économiques j'arrive pendant le très bon set de Kött Gra Pjé. On est un peu dans l'esprit de Ulfur Ulfur la veille, mais en un peu plus foutraque et avec des sonorités de synthés analogiques rarement autant mises en avant dans le hip-hop. Bref c'est cool et je regrette d'avoir loupé le début. ++

Je me pose dans un canapé au même endroit (oui au Iceland Airwaves tu peux te faire des concerts en canapé) pour laisser s'installer Wesen. Le duo produit une pop electro assez variée avec un mélange bien bossé de deux voix assez contrastées. Franchement un bon moment malgré le côté assez artisanal des enchaînements, compensé de peu par quelques traits d'humour islandais bien placés. ++

Le milieu d'après-midi où j'alterne entre le Dillon et le Bar 11 se montrera lui beaucoup moins prolifique en concerts de qualité : Kilo, Low/Mid/High et Valby Braedur valent à peine le fait que je cite leurs noms dans cette review. ---

Seul le hip-hop solo du londonien Edward Scissor Tongue relève très vaguement le niveau pour conclure cette après-midi de off un peu mitigée. -

Je profite de ce léger ras-le-bol pour me dire que tant qu'à faire je vais arriver très tôt devant Mengi, un tout petit lieu intimiste (70 pers. grand max.) où se produira deux fois Soley dans la soirée. Je m'y pointe donc à 17h45, le concert étant annoncé à 19h et l'ouverture des portes un quart d'heure plus tôt. Bonne pioche, il y a juste un couple d'italiens devant moi, et un autre de français qui arrive très peu de temps après moi (on se dit que les locaux ont tous déjà vu cette artiste un nombre incalculable de fois). Je suis assuré d'une belle place au tout premier rang (sur un des 6 coussins à disposition qui plus est!) et vu la configuration du lieu et de la scène je ne le regrette absolument pas. Le concert démarre sur une configuration à 2 claviers, une batterie minimaliste et discrète, et une basse, puis au bout de 2-3 morceaux un quatuor (que j'imaginais à tort uniquement à cordes) rejoint la formation : une violoncelliste (également musicienne de Björk pour l'anecdote), deux clarinettes et un accordéon. Les morceaux soignés prennent alors toutes leur dimension et je suis complétement pris par la beauté des arrangements. Un moment intemporel comme on en espère en venant à ce type de festival, et la sublimité du visage de "Katryn" aux claviers/choeurs n'y est pas totalement étranger non plus. +++

Je file ensuite assez vite vers le Reykjavik Art Museum, en prenant néanmoins le temps de m'enfiler un petit pylsur (hot-dog) à 420 ISK à la fameuse échoppe existant depuis 1937 et ayant vu Bill Clinton parmi ses clients. J'ai un peu de mal à rentrer dans le concert de JFDR une fois sur place, je suis peut être encore un peu sur le petit nuage de celui d'avant et un peu trop dans l'attente de celui à suivre. +

Julia Holter investit donc ensuite la scène, et malgré un démarrage un petit peu mou, je me retrouve vite complétement subjugué par la musique. Deuxième très bon concert de la journée. +++

Plutôt que de courir les clubs sous la pluie, je décide de finir ma soirée à la Harpa où il est très facile de naviguer entre les deux salles principales (passer de l'une à l'autre prend 1 à 2 minutes selon qu'il y ai ou non du monde). Je démarre avec la fin de Singapore Sling qui ne convint pas beaucoup plus en live qu'à la première écoute quelques heures plus tôt malgré le bénéfice du doute que je leur avais laissé. -

Je décide donc d'aller voir le début du set de Conner Youngblood. On est un peu dans un registre à la Ben Harper en solo qui se serait ajouté des sons electro/dubstep par ci par là parce que la guitare acoustique c'est un peu surfait. Bref, je prédis à ce type un potentiel grand avenir de squatteurs de festiveaux européens, mais on ne peut pas nier un certain talent au bonhomme en plus de sa capacité à faire chavirer les esprits de la quasi totalité du public féminin en quelques minutes. +

Je repasse dans l'autre salle où les jeunes branleurs de Fufanu électrisent proprement l'assemblée. C'est net et sans bavure, même si on repassera en terme d'originalité des compositions. +

Rapide passage par curiosité au set d'Högni où je découvre un pseudo crooner islandais qui tente un second degré fouareux. Le premier concert vraiment ignoble de ce Airwaves (pour le off on peut pardonner du fait du côté amateur de certaines formations...) dont je fuis en moins de cinq minutes. ---

Reste donc à glander assis contre une paroi de la Harpa avec vue sur le port et la ville illuminée en attendant l'arrivée de The Sonics. Les mecs arrivent 5/10 minutes à la bourre et enquillent leur set en 40/45 minutes chrono. L'excuse d'un avion pour l'Allemagne dans quelques heures ne justifie pas l'absence de rappel vis-à-vis d'un public très réceptif et - de manière surprenante vu le calme relatif sur la plupart des concerts - relativement déchainé dans les 10/15 premiers rangs : pogo bon enfant, slams à foison... Qu'on ne se méprenne pas, mis à part cette frustration du fait d'un concert des plus attendus de la semaine pour moi, c'était pour le reste absolument excellent du "Come on, this is The Sonics" lancé au micro par le backliner du band à l'arrivée des musiciens sur scène jusqu'à la dernière note. Un concert qui ne méritera que trois "+" et pas quatre car il n'égale néanmoins pas la générosité et la folie furieuse qui s'était dégagée de celui donné au Binic Folk Blues il y a 2 ans de ça. +++

Allez salut, je vais tenter de dégoter un truc bon et consistant avec de la viande à moins de 15€ avant de filer sur le off en espérant une après-midi un poil plus qualitative que celle d'hier.
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PostPosted: Fri 4 Nov - 13:03 (2016)    Post subject: Publicité

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bluebob


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Joined: 27 Feb 2013
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PostPosted: Fri 4 Nov - 15:51 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

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dziarf


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Joined: 30 Jun 2013
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PostPosted: Sat 5 Nov - 12:47 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

ICELAND AIRWAVES 2016 DAY 3 - VENDREDI 04/11

Après une bonne sieste réparatrice je prends le chemin du off un peu plus tardivement que prévu, tant pis pour The Living Arrows que j'essaierais de fait de voir ce jour. Je me rends donc une nouvelle fois au Dillon où je commence à avoir mes petites habitudes pour voir ce que vaut le post-rock de We Made God. Très mal placé puisqu'arrivé 5 minutes à la bourre (= la moitié d'un des trois morceaux qu'ils joueront) je ne verrais au final pas grand chose du groupe en lui même, mais leur musique et dernier morceau très bien envoyé se révèle une très bonne entrée en matière à cette journée. ++

On reste dans le local, avec un bar toujours blindé de potes semble t il avec le rock progressif au son lourd de Future Figment. Bon musicalement ça tient la route, par contre le chanteur devrait soit se taire, soit laisser la place à quelqu'un d'autre. Ce n'est donc qu'un demi bon moment, selon les passages plus ou moins instrumentaux du set. +

Changement de programme pour le concert suivant, ce ne sera finalement pas Casio Fatso en lesquels j'avais placé de bons espoirs mais un duo anglais qui se produira. J'hésite à partir autre part, mais décide de rester quand même, intrigué par la config' du groupe qui prédit un changement de ton par rapport à la tonalité très burnée de ce début d'aprem. Le groupe étant inconnu des locaux le bar se vide pas mal et nous restons à une petite vingtaine de spectacteurs assis sur chaises ou confortables banquettes face aux deux londoniens. Bonne pioche, dès les premiers accords de violons, je sens que ça va beaucoup me plaire. Il y a à la fois des textures sonores dérangeantes et intriguantes que ce soit dans la voix ou la musique, on navigue de manière très maîtrisée dans tous les interstices de la pop electro, bien loin de tous les écueils convenus du genre, et certains passages prennent des accents très noisy. Rapidement l'ensemble du public semble conquis, y compris une bande de 7-8 islandais dont la priorité initiale semblait de boire une bière en conversant bruyamment. Je repars avec l'EP et la satisfaction de tenir enfin ma première grosse découverte de ce off avec Strange Boy. +++

Je file ensuite très vite au Bar 11 où j'espère une autre belle sensation avec le norvégien Sturle Dagsland. Le concert tient autant de la performance scénique que musicale. Le type est totalement habité par sa musique, de même que son acolyte (et peut être frère comme le suggère leur nom). Comment dire, imaginez l'enfant terrible d'un Nosfell sous acide qui se serait reproduit avec Denum, le côté flagellation au poireau en moins, et vous aurez une certaine idée de la folie d'un set de Sturle Dagsland. Le concert se finit avec des sourires totalement ébahis et émerveillés sur tous les visages de l'assistance, le mien y compris. Ce off déborde décidément de superbes suprises. +++

Petite pause le temps d'un kebab frites à 16€ (!), très consistant et très bon ceci étant, et je rejoint quelques amis dans la queue qui se forme devant la Frikirkjan, jolie petite église protestante en bois (comme la majorité des églises du pays semble t il) à la capacité assez limitée. Après une grosse demi-heure d'attente on se retrouve au second rang et donc en bonne place pour profiter du concert d'Arstidir qui m'a été conseillé la veille par un couple d'américains qui l'avait vu et beaucoup apprécié sur le off. Bon, malgré que ce soit plutôt sympathique, il faut bien admettre que le groupe ne s'éloigne jamais de schémas pop-folk très convenus. Petite déception même si je m'y attendais un peu. +

Étant plutôt confortablement installés, on décide de rester au moins pour le début de Mugison. Grand bien nous on prend car niveau grand écart de prestation avec les précédents ça se place là (oui tout là haut). Dès le départ et l'entrée en scène on sent une complicité évidente et un réel charisme des musiciens, ce qui nous change du côté très pincé des mecs d'Arstidir. Il y a un espèce de flou volontaire pendant une petite minute, le groupe démarre sur un truc pop assez fouareux, quelques applaudissements polis, limite génés, de l'assistance et boum, explosion, on vire en quelques secondes dans le noise acoustique sax baryton et batteur complétement frapadingue à l'appui. Temps mort, le chanteur explique qu'ils avaient l'habitude de jouer ce morceau en clôture de set, mais que c'est en gros finalement plus rigolo de le faire au début. Haha, ils sont géniaux. La suite du set perpétue ce côté montagnes russes très maîtrisé et équilibré entre pop aérienne et envolées soniques. On a envie de se lever et pogoter dans l'église, on a envie de rire et chialer, c'est tout simplement beau et diablement intelligent. +++

Direction ensuite le Gaukurrin, le petit club rock du festival, en passant par diverses rues beaucoup plus animées que les deux jours précédents. C'est le week-end et ça se sent. Les islandais(es) tiennent leur réputation de se la coller sans ménagement qu'ils soient festivaliers ou non. Du coup je me fonds assez aisément dans la faune locale avec ma Leffe d'importation (venir sans quelques litres de bières dans le sac dans ce pays pourrait vous causer des problèmes avec votre banquier, ou à minima vous empêcher de repartir avec quelques souvenirs). J'arrive enfin au lieu alors que le concert de Dolores Haze s'y termine, mais j'en entends trop peu pour me faire un quelconque avis autre que le "c'était pas top" de mes quelques potes. Pas de regrets donc. De toute façon je suis venu là surtout pour les deux groupes à suivre, à commencer par Idles, un groupe de Bristol. Les mecs pratiquent une sorte de post-punk totalement décomplexé et assez foutraque. Beaucoup de show, les mecs se poussent et se font des crasses sur scène, le public s'agite, ça n'invente rien, c'est volontairement débile, mais on finit le set dansant et transpirant sans même avoir compris comment. ++

Une de mes priorités de la soirée était donc d'assister au concert de FEWS. Quelques titres écoutés dans la voiture sur les routes islandaises en début de semaine m'ont convaincu de laisser de côté Of Monsters and Men prévu au même horaire autre part. J'espère ne pas regretter ce choix. La belle journée continue sur sa lancée puisque je me retrouve bien vite à rebouger comme un damné malgré quelques problèmes de son sur la première partie du set. A un moment je me dis, qu'il y a dans la construction des morceaux, la ryhtmique, et les accords vocaux quelque chose qui tient de l'effet d'un Cloud Nothings, malgré des sonorités de guitares assez différentes. Et ça tombe bien, c'est tout à fait ma came. +++

Après toutes ces belles émotions, je suis un peu cassé, et j'ai peu de motivation à filer "loin" - tous les lieux de concerts tiennent dans un mouchoir de poche de 10-15 minutes à pied, sauf samedi, et dimanche, ou un lieu spécial est utilisé via des navettes de bus mais je ne compte pas y aller -, tout ce que j'ai pu écouter passant au delà d'une heure ayant été jugé moyen voir carrément dispensable. Je tente quand même de rester à Gaukurrin pour Oyama, mais j'abandonne après deux morceaux et la fin de ma bière. Déjà moyennement convaincu par le premier au chant féminin, je laisse tomber dès que la détestable voix masculine du groupe entre en action. -

Je trouve quand même un semblant de motivation pour faire un saut au Reykjavik Art Museum à 50m de là, histoire de me faire un avis sur Samaris. Je pourrais disserter assez longuement sur la plastique impeccable de la chanteuse et de sa clarinettiste/clavier. Mais bon, pour le reste, musicalement il n'y a pas grand chose à en tirer. Le genre d'artiste qui tient sa gloire d'une robe blanche moulante. Sans moi. --

C'est désormais l'heure de marcher 25-30 minutes pour retourner au Cabin Hotel et de dodo après ce qui aura été une journée de très belle qualité.
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dziarf


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Joined: 30 Jun 2013
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Localisation: Poitiers

PostPosted: Sun 6 Nov - 04:18 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

ICELAND AIRWAVES DAY 4 - SAMEDI 05/11

Je précise que j'écris cette review pour tuer le temps avec quelques restes d'alcool et sous redbull préférant ne pas dormir, la navette de notre avion étant dans 2h, ce genre de truc me fait toujours flipper de pas me réveiller surtout après un retour à l'hôtel bien tardif et fatigué. Bref, ça va pas voler haut littérairement parlant.

Bon décidément j'arriverais pas à voir The Living Arrows, puisque qu'après les avoir loupé pour cause de sieste, cette fois ci c'est pour cause de mauvaise adresse sur google maps que j'arrive au lieu alors que tout le monde sort du concert. Après ce très beau fail, je me dirige donc vers le Hlemmur Square assez proche où j'ai le plaisir de retrouver ma place attitrée de la veille sur le canapé face à la scène. Les trois synth-punkettes de Kaelan Mikla sont en train de s'installer : une basse très présente, un clavier et quelques samples et une chanteuse dont la voix me pose question au vu du peu que j'ai écouté. Je suis assez vite rassuré sur ce point, le côté haut perché et limite criard du chant n'étant au final réellement présent que sur un ou deux morceaux et s'intégre parfaitement dans le live. Grosse présence, gros son. C'est vraiment une belle entrée en matière pour cette journée. Dans l'absolu j'espère avoir l'occasion de les revoir dans des circonstances plus adaptées à leur musique qu'un hall d'auberge de jeunesse à 15h30. Elles auraient bien méritées une programmation officielle au Gaukurinn sur les coups de minuit ou 1h, ça aurait par exemple pu très avantageusement remplacer les infects Oyama la veille. +++

Changement d'ambiance ensuite car je file dans une des boutiques Icewear (un des gros sponsors du festival) où va se produire Amber qu'on n'a pas pu voir le premier jour pour cause de file d'attente longue duréee. Bon, tout ça est très mignon et c'est difficile de ne pas avoir une certaine tendresse pour les morceaux et la très belle voix de la chanteuse, mais dans l'absolu ça reste un peu beaugosse et beaugossette font de la pop aux paroles simplistes avec leurs guitares acoustiques dont ils jouent de manière on ne peut plus classique. Bref, pas de regrets de pas avoir fait la queue pour ça le mercredi. +

Je retrouve une amie à la fin du concert qui m'incite à la suivre pour voir East of My Youth au Loft (une auberge de jeunesse/bar idéalement située). On arrive dix minutes à l'avance et la salle, qui est loin d'être une des plus petites du off (150-200 personnes) est déjà quasi blindée. L'attente sera assez interminable car les soucis techniques s'enchaînent mais les deux filles du groupe sont plutôt enjouées et font pas mal de (bons) traits d'humour qui font passer le temps. Le clip que j'avais regardé m'avait fait craindre un côté trop poppy pour moi, mais au final je suis beaucoup moins circonspect une fois le live démarré car c'est carrément bien foutu et ne tombe pas dans les travers chiants de l'electro pop. Il faut dire que le groupe en est (comme beaucoup d'autres...) à son huitième concert de la semaine, donc le set est rodé, et il semble même y avoir dans la place des fans de fraiche date qui les suivent désormais de lieu en lieu ! A la moitié du concert un batteur et un guitariste/clavier rejoignent la scène ce qui permet de varier la palette sonore sur les derniers morceaux. On regrette que ça s'arrête, on aurait bien dansé un peu plus longtemps. ++

S'ensuit quelques errements dans les rues de la ville, à la recherche d'achats de souvenirs, puis d'un lieu d'apéro, qu'on trouve finalement dans le hall de réception d'un hôtel où se produit Junius Meyvant. Je me garderais bien d'émettre un jugement définitif sur le garçon vu que, de là où j'étais placé sur les trois morceaux que j'ai vraiment regardé, j'avais surtout le son des retours de scène dans les oreilles (oui j'étais donc plus ou moins derrière les musiciens...), mais ça semblait tout de même assez en place comme pop-folk. +

Après de nouveaux errements et un dernier restaurant entre amis (assez sportif de trouver une table pour 9 à 20h à Reykjavik sans avoir reservé un samedi soir d'Airwaves dans un resto "à prix correct"), je file à la Harpa pour découvrir la Kaldalon où j'ai décidé de finir le festival : une jolie salle de "récital" assise de 300 places environ à l'ambiance sombre et aux sièges moelleux. Je précise au passage que Ben Frost ayant annulé sa présence, mes cas de conscience avec le fait de faire un saut à l'étage du dessus se sont résolus d'eux même. J'arrive pendant le concert de Bara Gisladottir et je suis assez surpris de la découvrir à la contrebasse alors qu'au vu des vidéos (mais je me suis peut être planté), je m'attendais à du saxophone. On est dans le versant assez expérimental du jazz et de la musique improvisée, et vu qu'il ne reste plus qu'une quinzaine de minutes avant la fin, ça me laisse peu de temps pour vraiment rentrer dans le jeu de Bara. +

Le changement de plateau me permet de descendre de quelques rangs et me centrer pour le concert d'Epic Rain, un groupe de "folk hip-hop" que j'avais vu à l'Autre Canal il y a de ça 2-3 ans devant une assistance on ne peut plus réduite (15 personnes). Cette fois à domicile, le groupe parvient aisément à faire le plein de la petite Kaldalon. La scène se remplit d'instruments et je constate donc d'office que la formule sera assez différente de celle resserrée que j'avais pu apprécier à Nancy : piano à queue, xylophone, grande harpe, etc... et 8 musiciens au total pour servir cela. Malheureusement le set ne sera pas totalement à la hauteur de cette débauche d'instruments. J'ai beau être dedans du début à la fin il y a comme un léger manque de punch, des passages où tu aimerais que ça décolle complétement et hop, eh bah non. A se questionner si un line-up plus restreint ne sert pas mieux leur musique. Impression un peu mi-figue mi-raisin donc à l'issue de ce concert dont j'aurais espéré qu'il mérite un "+" supplémentaire. ++

Le dernier concert du festival pour moi sera donc Kelsey Lu, toujours dans l'auditorium de Kaldalon. L'américaine est seule sur scène accompagnée de son violoncelle dont elle joue debout, les pieds nus sur son manteau de fourrure posé à même le sol et qui lui fait une sorte de "tapis de scène". Il y a toute une gestuelle durant le concert qui fonctionne en réelle synergie avec la musique. Le chant est parfait, surtout dans cette salle à l'acoustique soignée et au silence religieux. Le violoncelle est accompagné de quelques samples et boucles lancées du pied mais relativement discrètes et qui ne prennent pas le pas sur l'instrument et la voix. L'équilibre des trois est vraiment très travaillé sur chaque morceau avec des variations d'intensité savamment orchestrées. Une belle découverte donc pour cette fin de festival même si la durée du set (25 minutes à tout casser) me laisse un peu sur ma fin. ++

Je quitte ensuite la Harpa alors qu'une foule nombreuse s'y presse pour le concert de FM Belfast qui va bientôt commencer à l'étage. Aucun regret de ce côté, n'ayant jamais eu un intérêt quelconque pour ce groupe. Le retour à l'hôtel se fait sous des rafales de vent bien fraîches venant de l'océan, ça réveille et c'est pas plus mal vu que l'objectif est de ne pas dormir jusqu'au bus à 4h30.

Je pense que j'écrirais une conclusion à cette review (ainsi que des tops !!!) sur mon ressenti global sur le festival d'ici peu de temps, le temps de prendre un peu de recul (mais pas trop). Ressenti qui est de toute manière très positif. C'était vraiment une semaine géniale à tout point de vue !
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Le President


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Joined: 07 Mar 2013
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Localisation: pas là

PostPosted: Sun 6 Nov - 12:17 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

Okay
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crono


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Joined: 26 Feb 2013
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PostPosted: Tue 8 Nov - 12:33 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote

Très belle review!

Tu m'as donné envie de jeter une oreille sur Glerakur et sur Kaelan Mikla.
On se tâte depuis quelques temps de se faire ce festival avec mon collègue qui rêve d'aller en Island. Je note qu'il faut y aller blinder de thune, 16€ le kébab, 5-6€ les bières

Quote:
Je trouve quand même un semblant de motivation pour faire un saut au Reykjavik Art Museum à 50m de là, histoire de me faire un avis sur Samaris. Je pourrais disserter assez longuement sur la plastique impeccable de la chanteuse et de sa clarinettiste/clavier. Mais bon, pour le reste, musicalement il n'y a pas grand chose à en tirer. Le genre d'artiste qui tient sa gloire d'une robe blanche moulante. Sans moi. --


Aller aller, maintenant que tu es reposé et en repensant à leur physique je suis sûr que tu peux mettre la moyenne Mr. Green

Quote:
Bon décidément j'arriverais pas à voir The Living Arrows, puisque qu'après les avoir loupé pour cause de sieste, cette fois ci c'est pour cause de mauvaise adresse sur google maps que j'arrive au lieu alors que tout le monde sort du concert.

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Clem


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Joined: 26 Feb 2013
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Localisation: Bikini Bottom

PostPosted: Tue 8 Nov - 15:48 (2016)    Post subject: Iceland Airwaves 2016 Reply with quote


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