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Raconte-nous ton concert !
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mathieu_93190


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Joined: 25 Feb 2015
Posts: 179

PostPosted: Sun 30 Jun - 11:27 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Rammstein à la Defense Arena.

Bon déjà très grande salle assez belle mais à l'acoustique pas forcement au top.
Sans surprise tres gros show avec ce sens de la mise en scène qui leurs est propre.
Grosse Pyro mais franchement quand t'es devant tu prend chère au niveau température.
On va pas se mentir le dernier album est pas ouf ouf mais ça passe en live.
Un concert qui montera bien en puissance.


Last edited by mathieu_93190 on Mon 8 Jul - 19:04 (2019); edited 1 time in total
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PostPosted: Sun 30 Jun - 11:27 (2019)    Post subject: Publicité

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tool78


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Joined: 17 Apr 2013
Posts: 8

PostPosted: Sun 30 Jun - 19:52 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Nifa wrote:
Tool, Zurich mardi 25 juin :

Alors déjà c'était la première fois que je voyais un concert en gradin dans une aussi grande salle (15000 places). M'a fallut quelques minutes de concerts pour m'y habituer.
Sinon c'était de la grosse frappe, 2h de concert qui passe sans soucis (je suis assez réticent au long concert d'habitude). Mon groupe préféré durant mon adolescence (toujours un de mes préférés évidemment), je connaissais les titres par coeur (hormis les deux nouvelles évidemments - au demeurant très bonne-). Y a eu des grands moments de frissons notamment sur Parabol/Parabola, Intolerance, Jambi ou encore Stinkfist. Parfois, ça retombait sans que je l'explique (la chaleur ?), genre sur Schism que j'adore par exemple. Quel show en tout cas, c'est assez hypnotique, pis évidemment c'est minutieux et carré niveau son (gros moment de frisson quand Maynard pousse la voix - exemple de la fin de Stinkfist-). Bref, je suis pas objectif mais je les ai enfin vu et ils rentreront surement dans mes concerts mémorables. Si on veut pinailler j'aurai aimé Eulogy, Pushit, The grudge voir Third eye mais hein...


je verrai si ça me fait pareil sur Schism
2h de concert, pas mal
le parabol/parabola est , aux dires des fans, le meilleur moment des concerts de cette tournée
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tool78


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Joined: 17 Apr 2013
Posts: 8

PostPosted: Sun 30 Jun - 20:05 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Bon, à part ça, vite fait :

suis allé voir Metallica 2 fois sur leur tour des stades 2019 : au stade de France et à Bruxelles.

Le contexte :

j'avais vu Metallica 2, 3 fois dans les années 90 et ça oscillait entre le médiocre (leur bide aux eurocks) et le gigantesque (leur concert à Lyon en 95). Pour moi c'est - avec TOOL - le plus grand groupe de metal en vie et après leurs 4 chefs d'oeuvre initiaux (Kill, Ride, Master, Justice) la suite de leur carrière m'a fait mal au cul. Trop de mauvais morceaux. Je les ai + ou - boycottés un moment mais l'album "death magnetic" butait méchamment donc je suis retourné les voir en concert. Et ils défonçaient tout. Je les ai revus en salle sur leur tournée Hardwired y'a 2 ans (claque monumentale) et on en arrive à ces 2 concerts :

- SDF en mai : 2h45 de show, des morceaux qui tuent dont "ride the lightning" , quelques choix de merde (Frantic, here comes revenge), mais l'ensemble était somptueux sauf j'étais e tribune et voir un concert au SDF devrait être interdit.

- Bruxelles en juin : 2h45 aussi, un public bien plus cool qu'à Paris, une bien meilleure configuration (la scène face aux latérales, nickel), super bien placé, setlist démoniaque (retour de "fade to black" et enchainement comme à Paris de "One", "Master", "For whom", "creeping")

le meilleur groupe que j'ai vu sur scène depuis le grand NIN des années 90, ni plus, ni moins.
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Nico 77


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Joined: 26 Feb 2013
Posts: 4,720

PostPosted: Sun 30 Jun - 20:49 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Punaise Fade to black. Je comprends pas qu'ils jouent pas ce morceau partout.
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LittleWing


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Joined: 01 Mar 2013
Posts: 1,572

PostPosted: Sat 6 Jul - 21:06 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

FREAK VALLEY FESTIVAL 2019 (20-22 juin)




Le "comité d'accueil" est minimal mais en dit long sur les intentions des organisateurs : passer 3 jours inoubliables parmi les Freaks venus (de plus en plus) du monde entier. En 5 éditions, j'aurai croisé des espagnols, des italiens, des grecs, des hollandais, des norvégiens, des islandais mais aussi des israéliens, des australiens ou des chiliens (autant dans le public que parmi les groupes à l'affiche).

Le festival se tient à Netphen-Deuz, petit village près de Siegen au nord de Coblence. Il a toujours lieu au mois de juin à l'occasion du week-end férié de la Fête-Dieu (Fronleichnamfest) qui tombe 10 jours après la Pentecôte, d'où la date fluctuante selon les années (c'est déjà tombé fin mai comme fin juin en même temps que le Hellfest, comme cette année) afin de pouvoir utiliser les entrepôts de l'AWO (une association caritative allemande venant notamment en aide aux personnes handicapées) pour stocker le matériel, accueillir les groupes et les bénévoles, fournir des toilettes/douches/consigne/objets trouvés/rechargement de téléphone, etc. Le site est entouré d'arbres, ce qui fournit de l'ombre et permet de se sentir coupé du monde extérieur. La jauge est volontairement limitée à 2500 spectateurs par les organisateurs (Rock Freaks) bien qu'on pourrait certainement en rajouter 1000 de plus, mais cela se répercuterait sur les infrastructures. Du coup, victime de son succès et de sa devise maintes fois vérifiée "No Fillers - Just Killers", les tickets se sont écoulés en moins de 20 minutes début novembre, alors que seuls 5 groupes étaient annoncés (The Vintage Caravan, Electric Moon, Arc of Ascent, Spaceslug et Manowar Slomatics).
Pour illustrer la philosophie du "No Fillers - Just Killers", Jens Heide (le Ben Barbaud local) expliquait en interview qu'il s'obligeait toujours à voir les groupes en live avant de les programmer et qu'il ne répondait pas aux sollicitations venant des groupes eux-mêmes ou des tourneurs. D'ailleurs, souvent, on peut constater que les tournées des groupes débutent ou finissent par le Freak Valley (un peu comme avec le Roadburn) ce qui montre bien que ce sont les groupes qui organisent leur tournée une fois programmés par le festival, plutôt que le festival qui chope un groupe aléatoire en tournée pour boucler sa prog (mis à part lorsqu'il s'agit de remplacer au pied levé un groupe qui a dû annuler à la dernière minute).



Un festival et un site à taille humaine, donc, avec une scène principale où s'enchaînent les groupes avec des breaks de 25 minutes. Le temps de jeu est conséquent, entre 40 minutes et 1 heure pour l'ensemble des groupes, à l'exception de la tête d'affiche du jour qui peut jouer 1h15 (voire 2h pour Motorpsycho en 2014). Une 2ème scène plus petite permet aussi de faire jouer 2 groupes les vendredi et samedi à partir de midi.
Pour accueillir nos Freaks dans les meilleures conditions, on trouve 2 bars à bière (3€70 pour 40 cl, ou 4€50 pour la Festival Bier locale) sur les côtés de la scène, avec des bancs et des tables à l'ombre. Mais aussi un bar à cocktails (6€50), un bar à vin (du vin allemand, pas testé cette année mais il y avait pas mal de choix et il était tout-à-fait correct) et un stand de café. Côté bouffe, un barbecue (le Currywurst mit Pommes, c'est la vie), un food truck à burgers spicys (Konnas Burger), un stand végétarien avec fallafels, pitas, tandoori et soupes, et encore des pizzas et des glaces. A côté du merchandising, quelques stands de vêtements/bijoux/accessoires tenus par des artisans locaux et même des machines à coudre. Pour se reposer, des hamacs sous les arbres, des canapés, des palettes avec coussins, 2 balançoires, un espace pour les gamins (parfois les parents ramenaient leurs piscines gonflables) car il faut bien occuper des enfants qui pouvaient n'avoir que 4 ans, oui, on vient aussi en famille.



Quant au camping, il est situé à une vingtaine de minutes de marche au sommet de Freak Hill, charmante colline perchée (elle aussi) à 372m de haut. Autant dire que, dans ce cas, ce n'est pas la descente qui est longue et dure (cmb) mais la remontée après une journée éprouvante, si on a la mauvaise idée de rater la dernière navette. Tout le monde ici connait l'épreuve des rails des Eurocks, pour avoir fait les deux, je peux témoigner que la remontada de Freak Hill est bien pire. \m/
En compensation de ce petit désagrément, l'immense avantage est de pouvoir garer sa voiture à côté de sa tente. Résultat, le dimanche midi, chacun repart fourbu mais en laissant un champ quasi-immaculé. Deutschland, ein Punkt. Il y a un stand servant le Frühstück et même des douches, mais je n'ai jamais trouvé le temps d'y aller. Car oui, les concerts commencent tôt (16h le jeudi et 12h les vendredi et samedi) et sachant que le premier groupe à jouer va, au pire, te réveiller et, plus certainement, te défoncer la gueule d'emblée, pas de quoi s'attarder au camping qui est pour la majeure partie en plein soleil. Deux binouzes pour la descente, que tu verseras tranquilement dans ton gobelet à l'entrée sans qu'on te dise quoi que ce soit. Tu peux également ramener ta bouffe ou des chaises pliantes, personne ne m'a jamais rien refusé.



Passons au gras du sujet, à savoir la musique, qui est quand même la raison principale du rassemblement annuel des Freaks. Pour illustrer la diversité de la programmation, voici les tags utilisés pour décrire les 29 groupes à l'affiche de cette (déjà) 8ème édition : Heavy Rock, Hard Rock / Hardcore / Metal / Punk Rock, Desert Rock, Post/Space Rock, Stoner/Doom Metal, Raw Psychedelic Southern Rock, Doom / Sludge, Heavy Psych/Blues/Prog Rock, Acid Rock, Psychedelic / Heavy Blues / Stoner Rock, Krautrock / Psychedelic, Instrumental Rock, Hard/Blues Rock, Kozmic Doom, Psych Rock, Psychedelic Stoner Doom, Noise Rock / Electro / Post-Hardcore, Tripped Out Stoner Metal, 70s Hardrock, Hardrock, Blues/Psych, Epic Psychedelic Instrumental, Heavy Heavy Rock, Classic Metal/Doom/Stoner, Heavy/Cosmic/Groove/Rock, Heavy Stoner Bluescore, Stonersoftpornfuzzdoomrock. Autrement dit, un petit paradis sur Terre pour les habitués des DesertFests et consorts ou de l'autre Valley (celle de Clisson). D'ailleurs, en 2015, nos voisins de camping venaient tout spécialement du 44 alors que le festival avait lieu également en même temps que le Hellfest, et ils reviennent inlassablement.
Les organisateurs savent aussi nous réserver quelques surprises : l'an dernier, c'était une soirée-bonus le mercredi soir avec 4 (excellents) groupes sur une scène installée à côté du camping ; cette année, l'ensemble du festival est filmé par la WDR dans le cadre du célèbre Rockpalast (excusez du peu) avec streaming en direct et rediffusions dans la nuit de dimanche à lundi les 15, 22 et 29 juillet.

Pour accueillir comme il se doit tous ces groupes, un backline d'amplis (Orange, Marshall, Ampeg) est installé en permanence sur scène, libre à chaque groupe de l'utiliser ou de ramener son propre matos spécifique. La qualité du son varie d'excellent à parfait, toujours précis et jamais trop fort même en cas de perte de ses bouchons (fin de 1er jour cette année pour ma pomme, pas de bol), exception faite du concert d'OM de l'an dernier où le son de basse était juste insoutenable au premier rang. Le fait que le site soit dans une vallée et entouré d'arbres doit aussi en être pour beaucoup dans la quasi-absence de vent parasite. Enfin, le régisseur-scène est systématiquement présent au moment des balances (pourtant ultra-rapides) des groupes. A tel point que j'ai fini par prendre l'habitude d'aller remercier les ingés-son à la fin de chaque édition pour la qualité de leur boulot, autant dire que ça leur fait plaisir. Et, cerise sur le gâteau, la musique diffusée dans la sono entre deux concerts est toujours parfaite pour chiller ou karaoker.

Jour 1 - T-shirt du jour : DesertFest Berlin 2019 (pour Stonefield)


Les hostilités commenceront pour moi vers 16h, après maxi 5 minutes d'attente à l'entrée pour endosser son bracelet et sous une légère pluie qui servira tout juste à me rafraîchir, trop la flemme de sortir le k-way pour si peu, on a déjà connu bien pire. Hasard ou tentative des organisateurs de conjurer le sort, le premier groupe à jouer sera les américains de Valley of the Sun, après finalement l'annulation de Duel qui avait au départ été programmé le samedi à 13h, puis reprogrammé le jeudi à 15h, tout cela à cause d'une sombre histoire de passeport d'un des membres du groupe arrivant à expiration dans moins de 6 mois. De toute façon, je les aurais ratés vu mon timing un peu serré, après avoir fait le tour du camping en arrivant pour retrouver des potes, j'apprendrai plus tard qu'ils seront arrivés encore bien plus tard dans la soirée, aucun regret, donc, il y aura de quoi faire pendant 3 jours.
Ils dérouleront donc leur desert-rock sous la pluie, ce qui n'enlèvera rien au plaisir, on est immédiatement entré dans le vif du sujet, cette édition s'annonce sous les meilleurs auspices, mais qui aurait pu en douter ?

Valley of the Sun @ Hellfest 2019

Pas de temps à perdre, je passe à la caisse charger mon chip cashless puis au châlet pour entamer la journée par un cocktail, un "Sunny Valley", bien évidemment. Finalement, la pluie aura rapidement cessé ce qui me permettra de sortir mon appareil photo pour le reste de la soirée. Je croise déjà les premières têtes connues (Ziggy, Kiki, Bernie) et pense naturellement à cette réplique qui me suivra tout le week-end : "On n'est pas bien, là ?"

Direction le premier rang (ce qui s'avérera d'une facilité déconcertante pour la plupart des concerts) pour faire ma groupie pour les australiennes de Stonefield que j'avais déjà vues (et adorées) au DesertFest Berlin le mois dernier. Même disposition scénique, mêmes costumes vintages, pantalons en velours orange ou rouge et petites bottines, elles sont toujours aussi charmantes. Mais pas que, heureusement. Leur krautrock psychédélique fait souffler un vent de fraîcheur dans ce monde de brutes tout en intégrant subtilement des passages plus heavys. Amy, la batteuse, assure aussi le chant, la basse ronronne, les riffs de guitare se font plus lourds et les touches de synthés plus enveloppantes. Le concert passera à une vitesse folle et, si l'on peut sans doute leur reprocher un manque de présence scénique, c'est loin d'être le plus important à mes yeux. Allez de ce pas écouter leur nouvel album ("Bent") sorti tout récemment pour en juger ! Première cerise sur le gâteau, je profiterai de leur retour sur scène pour ranger leur matos pour appeler Amy et obtenir ma première baguette. A ma grande surprise, elle se souvenait de moi et du même épisode à Berlin. "On n'est pas bien, là ?"

Stonefield @ Freak Valley Festival 2019

Après les costumes pattes d'eph', place aux t-shirts noirs, aux barbes, aux tatouages pour les polonais de Spaceslug, affublés du tag "Kozmic doom". C'est vrai qu'il y a un côté planant dans leur musique notamment avec l'alternance de chant "beuglé" en solo et "mélodique" repris par les trois musiciens. Le guitariste a délaissé le backline pour un Matamp vert, le son est massif comme il faut, pas de temps morts, très bonne découverte.

Spaceslug @ Freak Valley Festival 2019 (Full concert)

Après cette première entrée en matière fort réjouissante, il est temps de shooter quelques Freaks et de faire une pause Currywurst avant d'enchaîner avec les anglais de John Fairhurst Band. Encore un groupe que je n'avais pas écouté, un autre avantage du Freak Valley est qu'il est inutile de devoir obligatoirement écouter les groupes à l'avance pour organiser sa prog' entre les scènes, l'appel de Volker ("Liebe Freunde") suffit à te rappeler que le prochain concert va débuter sous peu. Et tu l'entends de n'importe quel endroit du site donc pas de panique, finis tranquilement ton currywurst et choisis entre aller te poser dans les canapés ou aller voir le concert aux premiers rangs. Et comme ça m'a l'air bien plus pêchu qu'attendu, ça sera l'option premiers rangs côté droit pour profiter de l'ombre de la scène. Trio classique basse-batterie-guitare/chant, on tape déjà dans le heavy-blues. Leur dernier album s'appelle "The Divided Kingdom", j'imagine que les chansons doivent traiter du Brexit. En tout cas, le guitariste a une belle voix jamais forcée et enchaîne les solos, jamais convenus non plus, clairement une autre bonne découverte. "No Fillers - Just Killers".

John Fairhurst Band - Blood & Fire @ Freak Valley Festival 2019

Un peu tout l'inverse des hollandais de DeWolff, appelés à remplacer au pied levé The Obsessed qui ont finalement annulé toute leur tournée européenne (officiellement "pour des raisons indépendantes de leur volonté" et, vu que Wino était à Berlin en mai, on se dit qu'il ne s'agit peut-être pas d'une question de dope, cette fois-ci). J'avais déjà écouté un de leurs albums et trouvé ça très cliché et assez mou du genou, du coup, option repos allongé près de la petite scène pour observer le public et reprendre des forces. Je me fais sortir de ma torpeur par un morceau qui ressemblait furieusement à "Since I've been loving you" et constaterai, après coup, que le morceau s'appelait "Tired of loving you". On mettra ça sous le signe du clin d'oeil mais l'ensemble de leur set sonnait plus comme un cover-band de Deep Purple (l'orgue Hammond) + Led Zep (les solos de guitares et un peu la façon de chanter) + Allman Brothers ou Cream pour le côté très blues-rock des début-70s. Ils ont beau tenter d'haranguer le public en allemand, je reste circonspect vis-à-vis de ces groupes qui cherchent un peu trop à copier leurs aînés plutôt qu'à développer leur identité propre. Et dans le genre, je crois que je préfère les Greta Van Fleet.

DeWolff @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

22h. Le soleil s'est couché, la foule est plus dense et je suis aux premières loges pour un des premiers concerts que j'attendais vraiment, celui de Môssieur Brant Bjork dont c'est la 2ème date de sa mini-tournée européenne (et qui jouera aussi à la fête de la musique à Izel dimanche et à Saarbrück la semaine suivante). L'entame sur "Low desert punk" nous met direct dans l'ambiance, un peu comme avec Slo Burn il y a 2 ans, c'est la classe et les années d'expérience qui s'expriment. Une fois de plus, le son est excellent. La setlist est uniquement composée de morceaux persos mais la surprise viendra en deuxième partie de concert avec la présence de Sean Wheeler (qui assure sa première partie sur les autres dates) au chant, ce qui apportera de la présence scénique et de l'interaction avec le public, offrira un peu de liberté à Brant Bjork pour nous montrer qu'il est aussi un très bon guitariste et propulsera le concert dans une dimension encore plus heavy. Un "Somebody" qu'on pourra presque rapprocher de "July" de Slo Burn en guise de final avant une dernière salve avec le retour de Brant au chant ("Nation of Indica / Lazy Bones / Automatic Fantastic").

Brant Bjork @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Et pour terminer cette première journée en beauté, rien de tel que le space-rock des allemands d'Electric Moon (qui avaient déjà joué ici en 2015 avant Earthless) pour nous faire bien décoller. Apparemment, les deux premiers morceaux (c'est-à-dire a première moitié du concert) étaient des impros pures et dures mais ça ne s'entendait pas, tant c'était bon, chacun apportant sa touche et encourageant les autres à faire de même, le truc qui ne tourne jamais en rond et qui évolue constamment. On pourra d'ailleurs en avoir plus ample confirmation dimanche à l'occasion d'un set surprise. Je traînerai un peu pour appeler Pablo, on était deux sur le coup, une baguette chacun, pas de jaloux !

Electric Moon @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

1h du matin. Fin de cette première journée. Je me suis levé à 2h et suis bien content de monter dans le premier bus pour rejoindre le camping. Bizarre, certains restent dehors ... je m'enquiers auprès du chauffeur "Gehst zu zum Camping ?" - "NEIN !" ... Pas grave, il y en a un autre derrière, me dis-je. Même question et même réponse ... Y a vraiment plus de bus qui vont au camping ? La réponse est aussi cinglante qu'aux portes du Berghain "Nein, c'est Nein !". En fait, les dernières navettes allaient à Netphen et Siegen. La petite (et seule) fausse note de tout le festival, je n'avais vraiment pas envie d'affronter Freak Hill à ce moment, d'autant que j'avais fini ma dernière bière avant de monter dans le bus ... 10 minutes pour atteindre "la maison du fada", puis encore une quinzaine pour apercevoir le sommet. Encore un bout de chemin jusqu'à l'entrée du camping puis bifurquer à droite pour retrouver ma tente dans le noir complet. Je chercherai, en vain, ma lampe à gaz mais finirai par trouver mon réchaud (ouf) pour me réchauffer un chili bien mérité. 3h du mat', debout depuis 25 heures, Freak Valley Jour 1, "on n'est pas bien, là ?"

Jour 2 - T-shirt du jour : Freak Valley 2015 (pour Tuber)


Après une bonne nuit de sommeil, la journée s'annonçant bien chargée, je décide d'y aller cool et de zapper les deux premiers groupes qui jouent sur la petite scène à partir de midi, à savoir Lacertilia (un groupe gallois qui avait l'air assez barré et remuant) et le duo de delta-blues de Saarbrück Pretty Lightning (que j'aurai certainement l'occasion de revoir dans les environs). D'autant que la chaleur et le grand soleil sont au rendez-vous, on va morfler.

J'arriverai pile-poil pour le premier concert des suédois de Dead Lord, dont le heavy-rock à la Thin Lizzy est parfait pour se réveiller avant d'enchaîner avec les Californiens de Great Electric Quest. Looks de bikers hippies, un chanteur expressif qui fait le show, brandit un drapeau, descend vers le public, du stoner-metal avec quelques zestes de doom, une reprise d'"Highway star" en final, encore une bonne découverte parmi les groupes que je n'avais pas pris la peine d'écouter.

Dead Lord @ Metal Hammer 2018 (full concert)

Ensuite les norvégiens de Pristine vont donner du travail aux photographes présents en nombre, la chanteuse Heidi arborant une jolie tignasse rouge vif et un voile transparent étoilé. Ca se vérifie chaque année, une bonne partie des meilleurs groupes norvégiens semble attirée par les Etats-Unis, versant sud profond (Orango en 2017, The Devil and the Almighty Blues en 2016, Motorpsycho en 2014, voire encore Brutus ou Lonely Kamel). Le boogie-blues-rock de Pristine n'échappe pas à la tradition et prendra de l'ampleur et de la lourdeur au fur et à mesure de l'avancée du concert par cette après-midi ensoleillée. La concurrence avec leurs voisins de Blues Pills est lancée.

Pristine @ Freak Valley 2019 (full concert)

Suite à l'annulation il y a 15 jours d'It's Not Night: It's Space, le nom du remplaçant m'avait autant surpris qu'enthousiasmé. En effet, les belges de Raketkanon n'entrent pas vraiment dans la ligne musicale typique du festival, avec leur noise-rock-electro-hardcore, j'attendais avec impatience de les revoir (et de voir la réaction d'un public pas forcément acquis d'avance). Autant dire que c'était encore une tuerie, ce groupe est totalement fracassé, habité, perché, de vraies piles électriques sur scène ... Avant même de lancer les hostilités, le chanteur invitera le public à se rapprocher pour partager le joyeux bordel à suivre. Lorsque la tension sera installée, il descendra sans prévenir chanter au milieu du public, récupérant les chapeaux des festivaliers au passage. Le clavier qui aura un problème de câbles se fera aider par le batteur pour démêler l'écheveau avant de les lâcher de plus belle (les chevaux, tout le monde suit ?). Fin du concert avec le chanteur qui retourne slammer comme un fou (d'où l'intérêt d'avoir rameuté le public, maintenant que j'y pense). J'avais déjà signalé dans une review précédente qu'ils me faisaient penser à Atari Teenage Riot pour le côté "sans compromis" de leur musique et la violence qui se dégageait naturellement de leurs concerts, je vais rajouter Mantar à la comparaison, pour équilibrer entre le côté électro et le côté noise. Fin du concert, je hèle Pieter pour réclamer mon sésame après celui d'Arlon (où j'avais offert la 2ème à une jeune fille trop timide pour aller se servir sur la scène). Après qu'il a récupéré de ce set intense, il se fera un plaisir à me le remettre en mains propres. Je ne les ai pas revus traîner dans le public par la suite mais c'est typiquement le genre de groupe qui aime la proximité (et en découdre).

Raketkanon - Suzanne @ Freak Valley Festival 2019

Retour à une certaine "zone de confort" musicale avec la deuxième apparition des grecs de Tuber (chose assez rare au Freak Valley) après leur passage en 2015 qui fut une de mes excellentes découvertes. L'ouverture sur "Sucker Punch" fait immédiatement retomber le tempo et l'adrénaline et nous invite à planer au fond du désert. C'est vraiment dommage qu'un aussi bon groupe tourne aussi peu, leurs morceaux sont subtilement construits, avec même un côté très catchy avec des guitares à la Cure par moments (c'est dire). Et que dire de "Desert overcrowded" qui fait déjà figure de classique avec sa basse ronronnante, ses arpèges lancinants et cette montée de mur de son. Plus trippant, Tuber !

Tuber @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Du reste, le voyage se poursuivra avec les New-Yorkais de King Buffalo, un peu à ma grande surprise car, faute d'avoir révisé, je m'attendais à un groupe plutôt bourrin de bas-hard-rock. Que nenni ! On reste perchés là où Tuber nous avait laissés, l'enchaînement avec leur stoner psychédélique est de toute beauté. Il est dit que cette journée est partie pour monter en puissance (et en haute qualitance). 6 morceaux pour 55 minutes de set, une voix lancinante et quelques arrangements au clavier aident à partir loin. On se dit rapidement qu'ils auraient largement pu clôturer la soirée comme Electric Moon hier.

King Buffalo @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Tout juste le temps de récupérer et c'est leurs voisins d'A Place To Bury Strangers qui vont mettre la barre encore un cran plus haut avec leur noise-rock psychédélique survitaminé. Ils figuraient déjà dans mon Top 10 en 2012 et la claque reçue sera à la hauteur de mes attentes. On a compris dès les 10 premières secondes que ce concert ne nous laissera aucun répit. Derrière ses fûts, Lia en fait déjà des caisses (désolé) et le chanteur brandit sa guitare à bout de bras, la tension s'installe dès le premier morceau et ne retombera plus pendant l'heure qui va suivre. Au moment où je me demandais s'ils pouvaient être plus fracassés que Raketkanon tout-à-l'heure, la réponse est instantanée, j'observe avec effarement une basse virevolter dans les airs et une guitare voler et se fracasser sur la scène ! Bordel, on avait dit "pas les guitares" ! Un concert parti pour être complètement WTF ! Ca y est, le guitariste décortique méticuleusement son instrument de travail dès la fin du premier morceau, c'est du propre !
Ou plutôt du sale ... Le morceau suivant pourrait faire penser à un mélange crasseux entre du Stooges ("No fun") et du Steppenwolf ("Born to be wild"). Ceux chantés par Lia rajoutent une petite touche punk-shoegaze, c'est un véritable déluge sonique. Au milieu du concert, nouvel épisode WTF. Comme j'étais tout devant, je n'ai pas vu grand chose de ce qui allait se passer mais le guitariste a commencé par sortir de scène pendant que Lia descendait, pieds nus, pour se frayer un chemin dans le public et rejoindre la console de son où, aidée par le guitariste passé par le côté, ils iront extirper un flight-case équipé d'une boîte à rythmes. Le trio recomposé jouera ainsi pendant 5 minutes au milieu du public, on se demande bien comment tout ça va finir. En beau bordel évidemment, cette fois, on apporte un tom-basse et des baguettes au guitariste puis on aura droit à une copulation entre une guitare et un projo, puis des essais de faire un maximum de noise avec les retours-scène. Et vlan, une 2ème guitare qui vole, j'ai une pensée pour le technicien-guitare qui doit réparer les manches cassés après chaque concert. APTBS 1 - 0 Raketkanon, si on m'avait dit ça 3 heures plus tôt, je ne l'aurai jamais cru...

A Place To Bury Strangers @ Freak Valley 2019 (full concert)

Comme dans un bon repas gastronomique, on doit déjà en être au 4ème ou 5ème plat de résistance, je me faufile tranquilement vers les premiers rangs alors que la nuit commence à tomber. Car, après Jésus hier (Brant Bjork), c'est Dieu en personne (Mike Scheidt) qui va se pointer sur scène avec ses comparses de YOB. Avec 3 morceaux sur 5, la deuxième moitié du set sera dévolue à l'excellent dernier album "Our raw heart" (inspiré par les problèmes de santé de Mike qui a l'air d'avoir parfaitement récupéré) avec l'enchaînement "Beauty in Falling Leaves / Original Face / Our Raw Heart". Le son est magistral et toujours aussi propre. C'est puissant, c'est beau, c'est la vie, vive le doom !

YOB @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

23h30. L'heure du dessert est arrivée et l'intitulé fait déjà saliver : Corrosion of Conformity celebrating 25 years of "Deliverance". Pour tout dire, je n'avais jamais écouté ce groupe avant qu'il soit annoncé au lineup en janvier et j'avais entretenu un peu le suspense en n'écoutant que Deliverance, sorti donc en 1994, en pleine période grunge.
Les gars débarquent sur scène sur fond de La Grange et BAM ! Le ton est donné d'emblée, on n'est pas fatigué ! Sachant que Jens Heide est un grand fan de Gov't Mule, c'est la première référence qui me viendra à l'esprit. Mais un Gov't Mule version heavy. Tu comprends immédiatement que le groupe a de la bouteille (imaginons un Jack de 37 ans d'âge). Une bonne grosse moitié du set (7 morceaux sur 12) sera consacrée à Deliverance, mais le reste sera du même accabit. J'ai l'impression de me retrouver au concert de Fu Manchu le mois dernier à Berlin tant c'est maîtrisé et prenant, aucun temps mort, et même sans vraiment connaître les morceaux, on rentre dedans directement. Le gâteau, la cerise, le café et le pousse-café en un concert, cette journée était gargantuesque. Je ne n'attendais pas moins du Freak Valley mais enchaîner 6 concerts au top, c'est quand même assez impressionnant. "No Fillers - Just Killers" qu'on vous dit !

Corrosion of Conformity @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Alors, ce soir, pas d'entourloupe, j'évite de trop traîner pour choper une navette car je n'aurai plus la force d'affronter Freak Hill, même reboosté à bloc, les jambes se font lourdes après cette journée-marathon et sa série de grosses claques dans la gueule.

Jour 3 - T-shirt du jour : Roadburn 2018 (pour Minami Deutsch)


Vu la chaleur et le cagnard qui règnent au camping, je ne vais pas trop m'attarder, je zappe l'apéro et descend sur le site pour voir les hambourgeois de High Fighter sur la petite scène. Ambiance décontractée pour la centaine de courageux présents à 13h. Rien de tel qu'un bon concert de "heavy stoner bluescore" pour sortir de ma torpeur. La chanteuse braille et se démène sur scène et le public réagit comme il se doit. Je taperai un peu la discut' avec le batteur après le concert ... ça ne doit vraiment pas être évident de jouer au réveil devant 100 personnes. Heureusement qu'ils ne jouaient pas la veille.

High Fighter @ Wacken 2017

Après ce réveil en fureur, les mots d'ordre du jour sont : y aller cool, récupérer dès que c'est possible, prendre le temps de discuter avec les gens et de prendre des photos, histoire de tenir jusqu'à 22h. Le premier concert sur la grande scène sera asséné par les londoniens de The Fierce & The Dead, quatuor de rock instrumental navigant entre post-punk, math-rock, krautrock ... Ca s'écoute très bien posé dans un canapé en sirotant un "Sunny Valley".

The Fierce & The Dead @ Sonic Rock Solstice Festival 2018

Sur ce, un Volker dépité nous annonce que Slomatics ne sont pas arrivés à temps, partis à la recherche de leurs guitares égarées dans un aéroport. Et comme la WDR retransmet les concerts en streaming à partir de 17h, impossible de switcher les slots au dernier moment. Par contre, la bonne nouvelle est qu'ils ont organisé un concert improvisé sous le pseudonyme d'Electric Whanau regroupant Lulu et Sula d'Electric Moon (basse/guitare), le batteur et le guitariste d'Arc of Ascent et Bill de Bushfire au chant. Enfin, il scandait des "Frrrrreeeeeaaaaakkks !" par-dessus la musique, c'était tout perché et pas mal du tout malgré quelques pains et hésitations dus à l'improvisation évidente. Pour le coup, c'était "Filler - But Killer".

16h. Pause-discute avec des habitués du Roadburn puis ravitaillement avec un spicy Konnas burger. Je n'avais pourtant aucun signe distinctif sur moi mais un mec me pointe du doigt en disant "You're French !", haha, bien vu (bon, si ça se trouve, il m'avait entendu parler quand j'ai passé ma commande, mais c'était fun). Pendant ce temps, les américains d'OutsideInside terminent leur concert de heavy-rock très typé 70s, j'aurais peut-être dû écouter leurs albums avant pour apprécier à sa juste valeur, en tout cas, ça passait très bien.

OutsideInside @ Freak Valley 2019 (full concert)

C'est ensuite au tour des néo-zélandais d'Arc of Ascent d'investir la scène, je n'avais pas du tout écouté et ce fut une excellente découverte. Dès le premier morceau, ça sonne presque comme du Sleep, gros son de basse distordu, voix lancinante, gros riffs de guitare et solos à la wha. Après, disons qu'on a l'impression d'entendre le même morceau pendant 45 minutes mais ça me donne l'occasion de prendre des photos des Freaks en transe.

Arc of Ascent @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

A partir de là, je retomberai en territoire connu pour avoir déjà vu 4 des 5 derniers groupes plus ou moins récemment. Les islandais de The Vintage Caravan sont de retour après leur passage remarqué en 2015 et leur rock psychédélique vintage a gagné en intensité. Pas trop étonné de les voir programmés dans des gros festivals comme Werchter ou Wacken, c'est efficace, sans temps morts, ils sont très démonstratifs et le contact avec le public passe super bien. Par contre, n'avoir plus que 3 baguettes pour le prochain concert du week-end, ça ne fait pas très sérieux, il faudrait réaliser que vous avez des groupies maintenant !

The Vintage Caravan @ Freak Valley 2019 (full concert)

Changement radical d'ambiance avec les doomsters suédois de Monolord pour la dernière date de leur tournée. J'accroche direct, les riffs sont lourds mais leur musique est presque sautillante, à l'instar du bassiste habillé en djellabah qui semble bien habité. On n'a pas vu le concert passer, énorme final sur "Empress rising" et ses riffs à la wha qui retournent le peu de cerveau encore intact après cette avalanche de parpaings. Fracassage de guitare pour conclure et distribution de baguettes, j'étais à deux doigts d'en ramasser une mais qulqu'un a été plus prompt.

Monolord @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Pause currywurst bien méritée avant d'enchaîner avec les japonais de Minami Deutsch (bon, japonais qui habitent à Berlin, d'après ce qu'ils disaient en interview ; du reste, ils n'avaient aucune date programmée avant ou après). L'occasion de les revoir en solo après leur set spécial avec Damo Suzuki l'an dernier au Roadburn. On rentre immédiatement dans leur krautrock psychédélique et noisy à souhait sans jamais redescendre, et puis il y a ce petit côté exotique et original avec les paroles en japonais. On a même surpris des gamins slammer au beau milieu du set, c'est dire à quel point c'était trippant.

21h30. Je suis presque étonné d'avoir aussi bien tenu le coup avant d'attaquer l'un des concerts que j'attendais le plus ce week-end, Wolfmother. Avec une certaine appréhension, je dois le reconnaître. J'avais été ultra-fan de leur premier album en 2005 et pris un pied total à l'Atelier en 2007 avant d'être dubitatif sur la direction que prenait le groupe suite au départ du batteur et du bassiste/claviériste d'origine. Leur concert au Sonisphère en 2012 sentait déjà le pâté et le groupe qui semblait avoir pris le melon, suite à leur notoriété fulgurante, et j'avais carrément zappé leurs deux derniers albums. Comme ils n'ont rien sorti depuis belle lurette et s'agissant d'un concert en festival, j'espérais une setlist un peu best-of avec pas mal de morceaux des deux premiers albums, et je n'ai pas été déçu avec 9 morceaux du premier album et 3 du 2ème (sur 14 titres joués) ! Bien placé dans les premiers rangs, j'oublie ce qu'il me restait de bouchons pour en profiter au maximum, le son était parfait (pour ne pas changer).
Après une intro sur "Gypsy Caravan" issu de leur dernier opus en date que j'avais dû écouter une fois, c'est "Woman" qui va lancer vraiment les hostilités. Je n'avais pas réécouté les morceaux depuis des années mais tout revient comme si c'était hier, les paroles, les riffs, les breaks, les solos ... Magique ! Intro de "White Unicorn", je vois le batteur halluciner. En effet, une licorne gonflable flotte au-dessus du public et croyez-moi, elle a pris cher. Après à peine 15 minutes de concert, me voilà embarqué dans le premier pogo de la soirée, soyons fous, on n'est même pas fatigué ! Et ce n'est pas près de s'arrêter puisqu'ils enchaînent sur le dévastateur "Colossal" ... Pas de doute, ça sent le concert best-of ! Et puis le concert où tu peux cracher tes poumons, ça fait du bien aussi. Après "New Moon rising", un deuxième pogo sur "Apple tree", et ça continue avec "Mind's eye". Je ne me souvenais plus de "White Feather" dont le riff principal sonne comme un mélange de Stones et d'AC/DC, par contre, oui, je veux bien partir dans une autre "Dimension" (et dans un 3ème pogo). Purple haze is in the sky, OOOH YEAAAH ! Et puis, oui, au point où on en est, on veut bien d'un solo de batterie. Encore un pogo sur "Pyramid" et une nouvelle chanson ("Spanish Rose") qui passe nickel dans le set. Finalement, il ne leur reste que 5 minutes, ils vont zapper "Victorious" pour finir sur "Joker and the thief". Dernier pogo général et ça slamme de partout pour conclure ce concert de ouf'. Wolfmotherfuckers are back !

Wolfmother @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Un concert qui aurait largement pu conclure en beauté le festival, mais non, la cerise sera posée sur le très gros gâteau par les irlandais de God is an Astronaut. J'avais presque envie de zapper le concert mais quand, depuis la cabane à cocktails, j'ai entendu Volker nous souhaiter un "Guten Flug" à la place du "Viel Spaß" traditionnel, il était clair que ça méritait d'aller écouter de plus près, d'autant plus qu'il y a un chouette jeu de lumières. L'occasion aussi de prendre les dernières photos du site la nuit. J'ai l'impression de ne pas avoir vu les 3 jours passer. Un dernier redécollage en bonus. Quand les festivals mainstream clôturent leurs soirées par de la techno, le Freak Valley choisit l'option post-rock/space-rock (cf. Russian Circles l'an dernier) et c'est super-efficace.

God is an Astronaut @ Freak Valley Festival 2019 (full concert)

Et en fait, pas tout-à-fait, car l'équipe du festival montera sur scène saluer le public et fêter les 40 ans de "Phil" avant le traditionnel "Dark Side of the Moon" et les ballons ... Là, oui, c'est vraiment la fin. Passage obligé pour féliciter l'ingé-son, un dernier cocktail et retour au camping par la dernière navette. Rendez-vous dans 51 semaines. Dernier trip au camping super calme, bon, oui, je suis bien claqué mais j'ai un plan anti-dépression pour le lendemain ...

Petite remarque sur le public que j'ai trouvé un pleu plus jeune que les années précédentes. Même si ça va de 4 à 66 ans et que la moyenne doit être autour des 35 ans, il y avait un peu plus de jeunes dans la vingtaine, ça fait quand même plaisir de voir que des jeunes apprécient ce genre de musique plutôt que la daube ambiante ou l'emo-metal à keytars.

Jour 4 - How to kill many birds with one stone, pimp your festival and avoid the post-festival blues


Malgré une grosse nuit de sommeil, le réveil est difficile et il fait déjà hyper-chaud. La plupart des voisins ont déjà décampé, y a pas un truc qui traîne dans le champ. Je m'amuse à observer les derniers galérer à replier leur tente 2-3". Applaudissements bien mérités. Un coup de boost pour remballer. Prendre le temps de se décrasser. Vu mon état physique, j'oublie vite fait le plan A qui était de rajouter un jour de concert à l'excellente fête de la musique à Izel (avec Brant Bjork qui (re)jouait à 19h, notamment) pour opter naturellement pour le plan B (voire une autre lettre), après-midi détente dans un endroit prisé des allemands en tongs, sur le chemin du retour dans un petit village près de Coblence. Arrivé pile-poil pour l'happy-hour, la première douche depuis 3 jours est plus que salvatrice. Ambiance presque familiale, y a visiblement que des habitués, le kleine Französe se fera sharker à tout va et voyagera linguistiquement à travers l'Europe. Ca reste bon enfant, esprit Freak Valley ... "On n'est pas bien, là ?"

On n'est pas bien là ?
Deutschland über alles

Vraiment difficile de faire un classement à chaud tant la qualité était au rendez-vous (comme chaque année) mais le concert de Wolfmother sort du lot. Mentions à Raketkanon et A Place to Bury Strangers pour avoir foutu un beau bordel et retourné un public pas forcément prêt à ça. La classe de Brant Bjork, YOB et Corrosion of Conformity, les confirmations de Tuber, Vintage Caravan, Minami Deutsch, Electric Moon, God is an Astronaut et mes chouchoutes de Stonefield, les bonnes suprises de King Buffalo, Arc of Ascent, Monolord, High Fighter, Pristine et John Fairhurst Band. Prochaines étapes, Krach am Bach et Yellowstock en août. Keep on rockin' in the free world !
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Olaf


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PostPosted: Sat 6 Jul - 22:43 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Chouette chronique !
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Nico 77


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PostPosted: Sun 7 Jul - 09:14 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Okay Magnifique merci à toi
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Zguv


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PostPosted: Wed 10 Jul - 18:33 (2019)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Bref, venez à la Ferme.
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LittleWing


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PostPosted: Fri 11 Sep - 22:43 (2020)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Petit report de ma virée express à Paris le week-end dernier

* Soirée Take Me (A)out Supersonic Hors les Murs @ Trabendo (samedi 5 septembre)

J'avais cherché quelque chose cool à Paris ce samedi, Gogo Penguin à Jazz à la Villette était finalement annulé,
mais y avait quand même quelque chose, j'sais pas quoi mais j'ai vu que c'était ouvert et qu'y avait des gens.

Bref, direction le Trabendo, arrivé à 19h par sécurité (entrée gratos "dans la limite des places disponibles"), le lieu est cool, en extérieur, déjà, la super-bonne nouvelle c'est que ça sera mon premier concert "debout" depuis Mars Red Sky en ... mars ;-)

Jauge de 250-300 personnes, on est très loin des clichés entendus sur BFM ou autre qui laisserait supposer que c'est limite l'anarchie à Paris. Non, déjà, tu peux facilement respecter la distanciation physique et j'ai carrément vu plein de gens avec leur masque sur la tronche et une bière et une clope à la main. Bon, OK, en fin de soirée, c'était un tout petit peu plus kolé-séré mais pas de quoi s'indigner, tu pouvais pogoter au 1er rang ou rester à l'écart...

1er groupe à jouer, Carmen Sea, du post-rock un peu scolaire avec un violon, son pas très fort et un peu brouillon. Ca s'écoute tranquilou et ça fait déjà du bien d'avoir un peu de gros son en live.

21h. Y a déjà plus de monde et ça commence à ressembler à un concert "comme avant".
C'est Mime qui joue et déjà, on sent la différence, son plus assumé, plus précis, 3 guitares, une intro, des montées, des breaks, des passages lents, on est dans l'esprit Pelican/Russian Circles voire Cult of Luna, quelque chose qui ressemble à un vrai concert, quoi.

Pour finir, Yolamif. Là, j'avoue que j'ai décroché, du rock dansant tendance !!! j'dois être un peu trop vieux pour ces enfantilages faciles mais le reste du public a apprécié.

Mais rien que d'avoir fait un concert de rock debout depuis 6 mois en bonus de ma soirée de demain m'a foutu la banane.

* Dimanche 6 septembre

Après-midi zonage au cimetière de Montmartre, Dalida était en travaux, trouvé Fred Chichin et Daniel Darc, tombé par hasard sur des trucs farfelus...

18h. Warm-up dans la cave de Chez Ginette. Not 4 Kids, groupe de 40-50aires qui font du pub-rock, reprises de Dr Feelgood ou MC5, on va être bon public et s'enfiler une pinte de Picon à 4€ (par erreur).

20h. Boulevard des Capucines. L'Olympia. [C'est quoi ce bled où ya pas un tabac ouvert à 20h ?]

Bon, avant cette année maudite, la seule fois où j'étais venu à Paris pour voir un concert, c'était Gov't Mule au Bataclan en juin 2010. Là, c'était ma 3ème virée en 2 mois après une première fois début juillet pour "Des Chiffres et Des Lettres", puis 15 jours plus tard pour revoir une fille rencontrée au Père Lachaise entre Higelin et Bashung ...
Il se trouve que, vendredi soir, je vois un article sur "20 minutes" qui dit que Brigitte Fontaine ré-ouvre l'Olympia dimanche.
Hein, quoi, sérieux, vraiment, WTF ?
Evidemment c'est complet mais je trouve une meuf' qui vend une place à 20€ sur Ticketswap. + Hotel pas cher + Train pas cher. Allez !
Bref, il est 20h et j'ai déjà bien profité de mon week-end improvisé la veille. Protocole sanitaire "normal", j'ai ma place au balcon juste derrière la régie son/lumière. Les hôtesses se font chier pour placer les gens un par un. La salle est classe, configuration assise. J'ai eu le temps de voir que des gens se plaignaient parce qu'ils avaient des places "catégorie Or" (hors de prix, genre 75-80€) [je n'ai jamais mis plus de 45-50€ pour un concert] et qu'ils n'étaient pas sûrs de se retrouver "bien placés".
Bon, de toute façon, c'est un concert spé, minimaliste, Brigitte Fontaine sur son trône, et Yan Péchin (ce génie) à la guitare. A l'annonce du début du concert, l'ambiance est électrique, on sent que les Parisiens ont été frustrés de concerts depuis des mois... Brigitte arrive, borborygme 2-3 trucs et se barre. On est dans le trip, je me marre sous mon masque (alors, ouais, les concerts assis, c'est casse-couilles, le masque c'est casse-couilles, mais je suis prêt à faire une exception pour 1-2h).
Et puis y a Yan Péchin, ce génie (il a joué avec Bashung et Thiéfaine, notamment) pour mettre ses textes en musique, qui va chanter "La bonne du curé" en hommage à Annie Cordy. Et puis Brigitte enchaîne ses morceaux de son dernier album (et pas assez de vieilleries à mon goût ou de trucs un plus récents style "je suis vieille et je vous encule... avec mon look de libellule"...).
Mais, franchement, on s'en fout un peu, elle a 80 ans et ça fait juste du bien d'être dans une salle de concert avec des gens qui kiffent son délire \m/
Alors, oui, c'était un peu naze et y'avait des longueurs et j'ai pas vu les patchs Motörhead sur sa combi parce que j'étais loin + buée sur les lunettes à cause de ce putain de masque, mais, pour 20€, c'était une chouette soirée \o/
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Nico 77


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PostPosted: Fri 11 Sep - 23:04 (2020)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Putain ça fait du bien de relire une review de concert ! (toujours rien depuis mars pour moi...)
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Nico 77


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PostPosted: Sat 12 Sep - 10:07 (2020)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Sinon t'as déjà été diffusé sur des chiffres et des lettres ? Si ça t'embête pas tu peux m'envoyer un lien et me donner ta date de diffusion si pas encore stp ?

T'as fait d'autres jeux avant ? (j'en ai fait aussi avec ma femme !)
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LittleWing


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PostPosted: Sat 12 Sep - 13:43 (2020)    Post subject: Raconte-nous ton concert ! Reply with quote

Nico 77 wrote:
Sinon t'as déjà été diffusé sur des chiffres et des lettres ? Si ça t'embête pas tu peux m'envoyer un lien et me donner ta date de diffusion si pas encore stp ?
T'as fait d'autres jeux avant ? (j'en ai fait aussi avec ma femme !)

Non, 1ère fois/télé.
Je t'ai envoyé le lien en MP Wink
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